Echanges d’expériences solidaires

Kermarron/Ville de Rosario

 

 

   Douarnenez

Zone de Texte: 

       L’origine du projet :

Une histoire de Réseau d’Habitants

Notre association d’habitants de  Kermarron du quartier de Douarnenez dans le Finistère a, depuis plusieurs années, une pratique de l’échange avec d’autres habitants qui s’investissent dans la vie de leur quartier ou de leur ville. Faire la liste exacte des quartiers et des villes visités et reçus serait fastidieux tant sont nombreuses les délégations de notre quartier qui ont parcouru la France d’Ouest en Est et du Nord au Sud. En effet, nous avons échangé et continuons à entretenir des relations avec des groupes des quatre coins de la  Bretagne, mais aussi de la Normandie : Caen, Lisieux, Oissel…, de l’Ile de France : Belleville à Paris, Bagneux, L’île Saint Denis…Nous avons échangé avec des gens du Nord et de l’Est : Denain, Sedan… au Sud de la Loire : La Rochelle, jusqu’à Toulouse, Lyon, Marseille…

En 1996, nous organisons le temps d’un week-end une première rencontre du réseau  R.E.V.E.S. d’Habitants : Réseau d’Echanges Volontaires d’Expériences Solidaires ©, en invitant une vingtaine de délégations de quartier à partager leurs initiatives et confronter leurs expériences. 

 Une histoire de rencontres

C’est en 2001, lors du deuxième rassemblement de Rêves d’Habitants que des liens à distance se sont noués avec le Ce.A.C. : Centro de Asistencia a la Comunidad, centre communautaire d’un quartier de Rosario en Argentine. Cette initiative est soutenue et accompagnée par le MDSL (Mouvement pour un Développement Social Local). C’est dans ce cadre que Mariela, animatrice communautaire originaire d’Argentine, participant à ce rassemblement avec le groupe d’habitants et de professionnels de la Maison pour un Développement Solidaire de Belleville à Paris, propose au réseau de créer une entraide avec le projet de Centre d’Entraide à la Communauté de Rosario où elle a travaillé pendant plusieurs années ad honorem.  Une souscription est lancée et l’association de Kermarron suit l’évolution des projets du Ce.A.C. 

Nous gardons des contacts réguliers par l’intermédiaire de Saul Fuks, psychologue argentin, directeur du Ce.A.C. Et de Marie Renée Bourget Daitch, présidente à l’époque du MDSL. Cette dernière intervient, depuis plus d’une dizaine d’années, au CeAc en tant que consultante, faisant partie du réseau international qui soutient le projet. C’est aussi dans cet objectif qu’elle est co-fondatrice avec Saul Fuks de la Fondation Moïru dont elle compte développer les relations Europe/Argentine. En 2000, des habitants du CeAc avaient été invités par son intermédiaire au Festival de la Ville à Créteil organisé par le Conseil National des Villes. Les bretons et les rosarinos n’avaient eu que le loisir de se croiser au sein de cette vaste organisation.

En 2003, la concrétisation du projet commence à se faire jour : les amis de Rosario nous invitent à venir les rencontrer en Argentine. Pendant trois ans, nous allons préparer à notre rythme ce voyage et sortir peu à peu du rêve pour aller vers sa réalisation. 
En octobre 2006, nous allons traverser l’atlantique du nord au sud pour découvrir le quartier de nos amis argentins, échanger nos expériences, développer des coopérations.

Ellipse: L‘équipe 
Du CeAc

A KERMARRON rien d’impossible

Kermarron Maison Solidaire

Zone de Texte: Echanges d’expériences solidaires

                      Présentation  CeAc

Logo CeACZone de Texte: Partage d’expériences solidaires pour la délégation de Kermarron en Argentine
Une excursion sur le toit des Andes à couper le souffle !
Au pied de l’Aconcagua, la sentinelle de pierre des Incas, haut de ses 6959 m, le groupe de Kermarron en a pris plein les yeux et les poumons de ce panorama exceptionnel sur la cordillères du nord des Andes à la frontière du Chili.

C’est avec des images plein la tête, comme celle de la Puente del Inca (une arche de sel sédimentaire) l’une des merveilles naturelles du pays qu’ils sont redescendus des sommets.

En quittant les Andes et la haute montagne, le séjour des Douarnenistes est rentré dans sa phase concrète d’échanges avec leurs homologues Argentins. L’arrivée à Rosario, la deuxième ville d’Argentine après Buenos Aires avec ses 1 million d’Habitants fut remplie de l’émotion d’un projet rêvé en train de se réaliser. En effet, ils étaient attendus avec impatience par leurs correspondants du CEAC – Centre d’aide communautaire- dans l’un des quartiers de la ville – le bario de la Sibèria- Enfin les uns et les autres ont pu s’étreindre chaleureusement concrétisant ainsi une rencontre préparée de part et d’autre depuis trois ans.

Autour d’un assado – grillade- de poisson au bord du fleuve Parana, dans un club de pécheurs, les liens ètablient par correspondance ont vite pris corps. Comme le dit Guy ‘ c’est comme si on se connaissait depuis longtemps car le courrant passe aussitôt’

Les quelques mots d’espagnols appris avec Fernando au centre d’animation de Kermarron ont facilité les premiers contacts, mais très vite la barrière de la langue n’a plus été un obstacle pour une compréhension mutuelle.
Admiratif de la capacité de résistance et d’organisation solidaire de leurs camarades Argentins.

Malgré l’extrême pauvreté dans le quartier de leurs hôtes Argentins, les initiatives d’économie solidaires, de santé communautaire et d’espace de convivialité manifestent la volonté d’entraide. En deux jours, le collectif de Kermarron a déjà pu découvrir plusieurs expériences pleines d’enseignement de dignité et de fraternité. C’est l’exemple de la Toma, une coopérative des travailleurs solidaires en lutte où l’on trouve dans ce centre d’économie solidaire : un marché de produits locaux, un restaurant populaire et un centre culturel. Cet ancien supermarché récupèrè par des travailleurs en lutte après la crise de 2001 fait partie des entreprises abandonnées par leur propriétaire. En pleine crise, les employés se sont battus avec l’aide d’un syndicat pour créer une coopérative. Cinq ans après l’esprit de la lutte et de la solidarité est toujours présent et la coopérative espère pouvoir enfin être reconnu par la loi, n’ont plus comme des usurpateurs mais comme une organisation propriétaire de son lieu de travail, qui a redonné les moyens de vivre aux coopérateurs – même si les salaires sont très bas, environ 200 euros/mois-

Mercredi, la délégation de Kermarron sera reçue avec leurs homologues Argentins à l’université de Rosario pour une présentation comparée de leurs expériences de démocratie participative. Une reconnaissance pour ces deux collectifs de quartiers qui ne pourra que stimuler la suite des échanges et des coopérations en marche…

Pour tous renseignements : Kermarron Maison Solidaire

29, bis rue Charles de Foucauld 29100 Douarnenez

(: 02.98.92.31.82  E-mail : kermarron@wanadoo.fr

 

 

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