Kermarron Maison Solidaire

Cuisine Solidaire

 Janvier 2011

A KERMARRON rien d’impossible

Kermarron Maison Solidaire

Une cuisine solidaire à Kermarron

 

 

Quels sont les objectifs de l’action ?

A partir des constats sur le comportement des enfants observés lors des goûters du mardi et du séjour en camping à Primelin pendant l’été :

les enfants ne tiennent pas à table (certains prennent le repas le plus souvent sur la petite table du salon devant la TV),

ne mangent pas un repas complet « hors d’œuvres - plat principal - dessert », ne mangent plus de légumes… (les jeunes parents ne savent plus cuisiner ; il n’y a pas eu pour certains d’entre eux de partage de recettes et savoir-faire auprès de leurs parents, pas d’appropriation de recettes familiales), ils ont recours le plus souvent aux produits surgelés, ils ne savent pas utiliser les restes ce qui entraîne un gaspillage pour les repas). Les difficultés financières n’arrangent rien ; les personnes seules, de tout âge, sont nombreuses sur le quartier et nous ont fait part de leurs difficultés de cuisiner un plat lorsque l’on vit seul.

Avec ce nouveau projet, nous avons l’ambition d’amener les habitants, petits et grands, à la découverte de la cuisine, dans un souci de santé et de gestion budgétaire.

 

Quel en est le contenu ?

Création d’un atelier cuisine mensuel,

activité multi-générationnelle,

moment convivial,

échange de savoirs,

apprentissage de recettes, de confection d’un repas de l’entrée au dessert à moindre coût,

utilisation de produits frais et de saison (les produits des jardins familiaux pourront être utilisés, une parcelle sera réservée à l’Atelier cuisine    sur les nouveaux jardins du quartier).

La création de cette cuisine solidaire est un préambule à un projet plus ambitieux de créer un restaurant solidaire et une épicerie sociale sur le quartier.

Pour qui ?

Les habitants des quartiers (Kermarron, Bréhuel, Kerguimigou), les enfants, les jeunes, les adultes et les personnes âgées pourront prendre part à cet atelier cuisine.

Le projet est accompagné par des cuisiniers en activité et retraités. Il y a la possibilité d’un accompagnement de travailleurs sociaux du CDAS.

Nous envisageons un groupe d’une vingtaine de personnes par séance. La date arrêtée pour ce projet est le dernier mercredi du mois. La participation demandée est de 1 € le repas, pour les personnes en cuisine et 2 € pour les convives qui participent à la vaisselle (les convives sont les enfants, les conjoints).

Quel est le lieu de réalisation de l’action ?

Le Centre d'Animation Sociale de Kermarron

Quelle est la date de mise en oeuvre et les échéances prévues ?

Le projet a démarré en janvier 2009 :

Mise en place de l’atelier cuisine dans les locaux actuels,

évaluation des besoins, observation des retombées et des possibilités de développement sur trois ans (en 2009, l’atelier cuisine a touché 400 personnes pour 50 participants, nous prévoyons 10 ateliers cuisine en 2010, avec 60 participants et 200 personnes et une personne récemment licenciée suit d’ores et déjà une formation de gestion dans l’optique de travailler pour le restau solidaire),

réalisation de plans d’aménagement par un cuisiniste, devis,

étude de la faisabilité des projets de cuisine et de restau solidaire par une étudiante en Licence Pro Gestion des Structures de l’économie sociale et des Associations entre novembre 2009 et juin 2010 et présentation du pré-projet de restau solidaire aux partenaires locaux dès le second semestre 2010,

obtention de l’accord des travaux d’aménagement par l’Office HLM de Douarnenez (janvier 2010),

obtention d’une subvention de la Direction Régionale de la Jeunesse et des sports (en déc. 2009),

obtention d’une subvention du Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer (janvier 2010),

recherche de financements (début 2010) : subventions de la Ville de Douarnenez, de la CAF du Sud Finistère du Conseil Général du Finistère, recherche de mécénat et lancement d’une souscription volontaire,

autofinancement : prestations de la fanfare de quartier

aménagement de la cuisine (courant du second semestre si obtention des financements),

une fois la cuisine mise en place (entre juillet et octobre 2010), augmentation du nombre de participants et du nombre d’ateliers (nous prévoyons 2 repas par mois pour 400 personnes en 2011 et 8 repas par trimestre qui permettraient de toucher 600 personnes d’ici 2012),

à la fin 2012, une évaluation pourra être faite.

Quels sont les indicateurs et les méthodes d’évaluation prévus pour l’action ?

Implication des différents publics sur les ateliers cuisine,

changements de comportements alimentaires des habitants,

comportement des enfants sur le camping de Primelin,

retour des familles sur la gestion de leur budget

Afin de respecter les normes nécessaires et de répondre à la législation pour ce type d’activité, nous devons investir dans un nouvel aménagement de la cuisine (plan en annexe) pour lequel il nous faudra trouver le financement.

Une cuisine à Kermarron :

une étape vers un restau solidaire et une épicerie sociale

 

Le contexte

L’aménagement d’une cuisine solidaire fait partie du projet d’animation locale agréé par la CAF du Sud Finistère pour la période 2010-2012.

 

Ces années sont des années de changements pour le quartier de Kermarron :

Réhabilitation de l’ensemble du quartier avec l’installation du nouveau siège de l’Office HLM de Douarnenez,

l’installation des nouveaux bureaux du CDAS, de l’Antenne de l’hôpital Gourmelen sur nos jardins familiaux qui nécessite leur déménagement sur deux nouveaux espaces (l’un rue Charles de Foucauld en prolongement du terrain multisports, le second sur la zone pavillonnaire de Kerguimigou),

déconstruction des barres en L devant le centre d’animation (38 logements) et construction de 30 nouveaux logements situés entre le siège de l’Office et les nouveaux jardins familiaux  et donc aménagement de l’espace laissé vacant (espaces verts, espaces ludiques, place de quartier, restau solidaire ?).

 

Ainsi, dès 1993, lors du lancement du projet des « Jardins Familiaux » puis plus particulièrement en 1999/2000 lors du projet d’extension du centre d’animation, le souhait d’aménagement de la cuisine a été évoqué par un groupe d’habitants. Ce souhait n’a pu se réaliser, faute de financements.

 

En 2008, l’accueil de la délégation Argentine en septembre et l’organisation du Festival Solo avec la Cie El Kerfi Marcel à la Toussaint ont relancé la réflexion sur la création d’une cuisine sur le quartier. Les différents échanges avec les participants à ces deux grands moments de la vie de la cité ont amené le Centre d'animation Sociale de Kermarron à créer un groupe de travail pour élaborer un projet.

 

Le point de départ de la réflexion est le constat que les locaux du Centre d'animation Sociale de Kermarron ne sont pas adaptés pour organiser des repas de quartier (pour le repas de Noël, nous faisons appel à un traiteur, de même pour le repas de la fête de quartier en juin). La cuisine ne dispose que d’une gazinière électrique qui permet la préparation des goûters multi générationnels du mardi, de petits ateliers pâtisseries, et des repas de bénévoles lors d’activités comme les bourses aux vêtements).

 

Ce projet a cheminé durant tout ce temps et fait aujourd’hui l’objet d’une recherche action.

 

Vers un restaurant solidaire et une épicerie sociale

De nombreuses actions et animations organisées par le Centre d'animation Sociale de Kermarron ont fait l’objet d’une méthodologie de projet. Ainsi, en 2003, un groupe d’habitants a participé à une formation proposée par les CEMEA Bretagne intitulé « de l’idée à la mise en œuvre du projet ».

 

Il s’agirait de créer un restaurant solidaire, espace communautaire avec une cuisine aménagée de collectivité, aux normes, une salle de restauration pour 80 à 100 convives et d’une épicerie sociale en lien avec les jardins familiaux.

 

Pour nous aider à la mise en œuvre de ce projet, nous accueillons pour un stage d’une durée de 13 semaines une étudiante de l’IUT de Quimper en Licence Professionnelle Gestion des Structures de l’Economie Sociale, Gestion des Associations, qui travaille sur la faisabilité du projet.

 

Quels atouts pour ce projet sur le quartier de Kermarron ?

il existe un emplacement (à la place des bâtiments déconstruits),

des habitants sont impliqués dans le projet,

des expériences solidaires ont déjà été réalisées sur le quartier,

la demande existe,

des jardins familiaux sont implantés sur le quartier depuis 10 ans (près de 1 000 m2 mis à disposition par convention par la Communauté de Communes de Douarnenez peuvent être utilisés comme potager),

le Centre d'animation Sociale de Kermarron est déjà en lien avec le groupement des agriculteurs du Pays de Douarnenez (depuis la « Ferme de Kermarron en 2002 »),

l’ouverture du quartier vers l’est de la commune : 303 logements collectifs à Kermarron, 98 logements sur Bréhuel, 48 logements collectifs sur Kerguimigou, plus les zones pavillonnaires du quartier de Ploaré, ouverture qui amènerait une attractivité du centre d’animation de 800 à près de 3 000 habitants,

l’absence de commerces de proximité sur le quartier,

l’absence de cuisine collective sur Douarnenez depuis la fermeture du centre d’hébergement de Ploaré, près de la piscine.

 

Pour qui, pour quel public ?

pour les pauvres, les nouveaux pauvres, et compte tenu de la crise, les futurs pauvres,

les habitants qui vont bien,

les habitants qui ne savent plus ou pas cuisiner : stages de formation, échanges de savoir,

pour les personnes seules,

pour les personnes âgées,

Pourquoi ?

apprendre à bien manger sain et pas cher,

connaître l’utilisation des produits,

acquérir des notions budgétaires,

apprendre de nouvelles recettes,

utilisation de l’espace cuisine par les associations de la Ville entre autre pour des opérations d’autofinancement.

 

Avec qui, quels partenaires ?

L’Association de Kermarron gestionnaire du Centre d'animation Sociale de Kermarron

 

Les partenaires institutionnels

 

Ville de Douarnenez,

Communauté de Communes du Pays de Douarnenez,

Conseil Général du Finistère,

Conseil Régional de Bretagne,

CAF du Sud Finistère,

DDJS,

Office HLM,

CEL Ville Douarnenez,

CPAM, CRAM, Mutuelles,

Etat,

Europe,

 

Autres Partenaires

 

Fondation de France,

Rotary Club,

Associations caritatives : Secours Populaire, Secours Catholique, Restos du Cœur…

Associations Douarnenistes,

Comité Local des Pêches,

Chambre d’Agriculture

Groupement des Agriculteurs du Pays de Douarnenez,

Grandes Surfaces,

Boulangeries…

Dons et mécénat

 

Voyages d’études sur des expériences similaires en France

 

Le cadre : le réseau REVES d’Habitants :

En 1992, le Centre d'animation Sociale de Kermarron a initié le Réseau REVES d’Habitants (Réseau d’Echanges Volontaires d’Expériences Solidaires d’Habitants), ainsi pendant de nombreuses années des délégations d’habitants du quartier de Kermarron ont voyagé à la découverte d’initiatives dans un objectif de partage d’expérience.

Quimper, Briec, Carhaix, Brest, Concarneau, Lorient, Rennes, Nantes, Angers, Surgères, Niort, La Rochelle, Lyon, Villeurbanne,  Marseille, Sedan, Fougères, Caen, Lisieux, Paris-Créteil-Belleville, Toulouse, puis Barcelone en Espagne, Tiznit au Maroc, Rosario en Argentine…

Durant ces échanges, nous avons enrichi le quartier de Kermarron de ces expériences échangées avec différents collectifs.

Graine d’ID

Découverte de l’Association « Graine d’ID », une association qui gère 2 à 3 hectares de jardins familiaux collectifs. Ces jardins alimentent une épicerie solidaire, une cuisine, un service traiteur : confection de plats cuisinés, repas solidaire hebdomadaire, pots d’associations sur la ville de la Roche Sur Yon. Il s’agit ici d’une association dans le champ de l’insertion sociale, qui compte 9 ETP (Equivalent Temps Plein) pour la gestion des jardins, et 4,5 ETP pour la gestion de la cuisine et de l’épicerie. Le service est ouvert du lundi au vendredi.

 

L’épi vert

Découverte de l’épicerie sociale « l’Epi Vert » créée par le centre social du Chemin Vert, quartier du Chemin Vert à Caen, avec lequel nous avons échangé pendant plusieurs années.

Gérard CATASSO, le  Directeur du centre social nous a accueilli avec les bénéficiaires et bénévoles de cette épicerie sociale et nous a présenté la genèse du projet d’épicerie sociale qui a nécessité 3 années entre l’idée et la mise en œuvre du projet : écriture du projet, recherche des partenaires, voyages d’études à la rencontre d’expériences.

Cette épicerie est gérée par les habitants bénéficiaires et est ouverte 4 jours par semaine.

 

D’autres voyages d’études ont eux lieu courant 2010 (notamment à Lausanne fin avril/début mai)

 

Nous avons tourné des images sur les expériences que nous sommes allés découvrir, afin de faire une vidéo de présentation du projet.

 

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